26/04/12

La Toile Dessinée - Revanchards, rassemblement !



La claque cinématographique de l'année allait forcément nous être portée par la main d'un super-héros, et ce ne sont certainement pas les petits bras boudinés de l'élève Ducobu qui viendront me donner tort.
Aussi, lorsque ce sont cinq super-héros qui sont réunis dans un seul et même film, la gifle est d'autant plus intense.

Car en effet, The Avengers de Joss Whedon a bel et bien comme enjeu colossal de clôre non moins de cinq années de teasing intensif, entamées par Marvel Studios en 2007 avec la sortie du Iron Man de Jon Favreau
On aurait pu penser que tous ces egos rassemblés en un seul scénario aurait pu faire s'écrouler l'ensemble du film, mais non. 
Jamais combattre des extraterrestre n'aura été aussi fluide. Aussi drôle. Et surtout, aussi intense.
The Avengers nous propose un schéma narratif simple et efficace : "first, they meet. Then, they fight. And then, they're best friends."

C'est beau, ça tient la route. On suit avec délectation la montée en puissance de cette équipe si hétérogène.
"It's unbeliveubole."

Les fans de comics de la première heure sont eux aussi grandement chouchoutés : en-dehors de la révélation post-générique qui va faire hurler les aficionados tels des midinettes devant Justin Bieber allant acheter des sardines, certains éléments de la narration, tel Oeil-de-Faucon démarrant le film en tant qu'ennemi, ou bien encore des répliques comme "Hulk. Smash.", vont faire trépigner de joie les amateurs.
D'autant que les acteurs offrent des performances géniales (mention spéciale à Tom Hiddleston, éclatant dans le rôle de Loki) et que les effets spéciaux sont sans aucun doute les plus impressionnants qui ait jamais été vus à l'écran. Ça pétouille de manière bien concrète.
Rajoutez à cela les musiques géniales d'Alan Silvestri (le seul et unique), une mise en scène époustouflante faisant la part belle au gros-que dis-je ? aux immenses-plans (bien que parfois, peut-être, un peu brouillons), et vous obtenez LE film de super-héros du siècle.

The Avengers m'a tuer. Maintenant, si vous me cherchez, I am in ze bilouque.

A bientôt pour de nouvelles aventures !

21/04/12

Chez le Psy - Cas n°55



Un nouveau strip pour la WebBD Chez le Psy, que vous pouvez retrouver à la page consacrée sur le site de Magoyond.

A bientôt pour de nouvelles aventures !

15/04/12

Synops Bubble Show #3



Ce mois-ci, c'est JBX et Le Fab, auteurs de Reflets d'Acide, qui sont invités pour parler de la grande aventures des auteurs de BD.
Au programme également, l'étrange cas de la loi 2012-287, et un recueil japonais bien sympathique.

Le tout présenté par BTO, Papy Al, Docteur et moi-même.

Rendez-vous le 11 Mai pour le prochain numéro !

A bientôt pour de nouvelles aventures !

10/04/12

La Toile Dessinée - Sur la Piste du film.




Cette critique peut contenir du spoil. De martre.

Ma déception tient en une formule toute simple : je pensais (d'autant plus après avoir pris connaissance des teasers et de la bande-annonce) qu'Alain Chabat allait nous livrer une de ces gâteries humoristiques dont il a le secret, même si le marsupilami était à gerber visuellement.
Et j'ai été surpris, à mon grand dam, de constater que c'est exactement l'inverse qui s'est produit. Hélas, le très sympathique marsupilami, très travaillé et crédible, n’apparaît que très peu...laissant la place à une comédie grotesque et lassante.

Partons du titre. Sur la Piste du Marsupilami. Bon.
Déjà, c'est faux.

Durant toute la première moitié du film, on fait connaissance avec les principaux personnages, leurs motivations, leurs ennuis...et pas une seule fois il n'est question de marsupilami.
De dettes à payer, oui. D'un reportage sur les Payas (au passage, normalement ce sont les Chahutas, m'enfin qu'importe), oui. D'orchidées, oui. De Céline Dion, oui. Tant que vous voulez.

Pas génial, comme prélude, pour un film sur le marsu. D'autant que, déjà, le ton très lourd du film se fait sentir.
Dont notamment le jeu d'acteur. Incroyable (ment mauvais). De Fred Testot. Dommage pour vous, c'est le méchant principal du film.
Ooooh oui, vous allez en manger, du surjeu. De la voix insupportable. Du charisme de mouette morte.

Et oui, il y a du Céline Dion aussi...introduit très brutalement au début du film, pour emmener tout aussi subtilement, vers une scène...que je préfère passer sous silence.
Le marsu, lui, n'intervient que dans le contexte de deux aspects qui m'ont fait fâcher. A savoir :
  1. Un élixir...de jouvence...qui est en fait une...potion magique...? Je crois.
  2. Une. Putaraille. De bordel à culs. De. Prophétie.
Où ? Quand ? Comment ? Pourquoi ? Ta gueule, c'est magique. Si Alain Chabat et Jamel Debbouze ne sauvent pas le Marsupilami, le volcan Sombrero va anéantir toute vie sur la Terre. Tu discute pas, c'est comme ça.

Encore une fois, tous ces éléments jetés pêle-mêle dans l'intrigue ne m'auraient pas dérangés si la comédie avait été mieux écrite.

Car oui, bon, je me rends bien compte que je suis en train de cracher sur des moments précis, ou sur tel ou tel scène...le procédé de critique même que je reproche à tous ces débiles qui n'aiment pas le dernier Indiana Jones, tout ça "parce qu'il y a des aliens".
Mais soyons clair : ces instants, ces scènes...sont particulièrement révélatrices du gros point faible qui tâche le film sur toute sa largeur : c'est une comédie pas drôle.
Pourquoi ? Parce que les acteurs forcent leur jeu (c'est pour les gamins, GNEUH GNEUH !), parce que la narration, erratique, nous fait basculer entre plusieurs sketchs et histoires dont la présence, ou l'absence (pourquoi Patrick Timsit se met soudainement à suivre le professeur ?!) n'est pas forcément justifiée, et parce qu'on ne croit pas une seconde aux motifs surnaturels censés nous plonger dans l'aventure (le volcan doit exploser ? Moui...bof...chais pas, il a plutôt l'air de faire beau...). Aventure dont on est systématiquement extrait à chacune des dizaines de gags vaseux qui peuplent le film.

Et c'est vraiment dommage, parce qu'on sent tout de même qu'Alain Chabat à voulu bien faire : encore une fois, le marsu en lui-même est génial, et l'univers est très bien respecté. Plusieurs gags font même mouche.

Mais entre les personnages qui surjouent, les personnages qui ne servent à rien, les éléments narratifs peu inspirés, les gags pas drôle, et un climax décevant au possible, il ne reste plus grand chose à sauver.
Alain Chabat s'est simplement planté. Mais c'est pas grave, il reste un foutu génie de l'humour, et Astérix Mission Cléopâtre est un monument comique.

Mais Sur la Piste du Marsupilami, c'est pas bien. Point.
A bientôt pour de nouvelles aventures !