Précédemment !
Le premier Ghost Rider n'était pas seulement un film horriblement mauvais : c'était un film horriblement mauvais en plus d'être tout à fait quelconque et blafard.
Ne prêtant aucune attention à la nature même du comic-book original, qui souhaitait donner à l'écurie Marvel un personnage un peu moins neuneu et amical que le reste des super-encostumés et leurs univers haut en couleur, le premier film s'est contenté de surfer sur la vague des films de super-héros et de leur schéma gravé dans la pierre :
fig.1 : Personnage principal auquel on est censé s'identifier (avec introduction de l'intérêt amoureux du film).
fig.2 : Obtention de super-pouvoir(s).
fig.3 : Antagoniste apparaissant comme par enchantement.
fig.4 : Un grand pouvoir implique de grandes responsabilités.
fig.5 : Bataille finale (demoiselle en détresse).
fig.6 : Fin ouverte pour éventuelle suite.
Il me semble que je suis encore un peu jeune pour radoter, mais, encore une fois, est-il vraiment nécessaire d'injecter de la romance (très peu inspirée au demeurant) dans un film où on nous explique qu'un scientifique ayant reçu une dose massive de rayons gamma se transforme en un Goliath vert et vénère ?
Ou encore un film où le personnage principal a conclu un pacte avec le Diable, le mettant à son service en tant que collecteur d'âmes, sous la forme d'un esprit vengeur, motard au crâne brûlant, et à la moto crachant toutes les flammes de l'Enfer ?
Je dis bullshit.
Et maintenant !
Voilà que l'un des couples de réalisateurs les plus dérangés de toute l'histoire des films d'action nous propose un personnage cauchemardesque et un road-trip nerveux, avec des prises de vues et des plans directement capturés dans le feu de l'action...le tout en 3D ?
Et ça...marche. Ce n'est pas forcément évident, mais ça marche.
Car oui, le scénario en toile de fond, vraiment bateau, ralenti grandement l'action dans le troisième quart du film. Oui, certains clichés pointent le bout de leur sale petit nez crochu et coulant. Et oui, une bien trop grande attention est apportée à certains personnages s’avérant complètement anti-charismatiques (
BlackOut, par exemple. Enfin, il me semble que c'est lui...Bref, peu importe).
Autant de petites bébêtes qui viennent se balader sur l'écran, et dont on a férocement envie de se débarrasser tout au long de la séance.

Mais voilà, au final, c'est un bien bon film d'action, dans la lignée des jouissifs
Crank et
Crank : High Voltage, par les mêmes réalisateurs. Les rageux rageront.
L'adrénaline suppure des quatre coin de la pellicule, le film prend un plaisir futé à se démarquer du premier opus sans le dire de manière explicite, les prises de vues sont sobrement impressionnantes (les réalisateurs allant même jusqu'à s'accrocher eux-même à l'arrière de la moto, en rollers, caméra à la main), et les acteurs offrent des performances étonnamment plaisantes. Notons Idris Elba, qui dégage un charisme certain, et notons Nicholas Cage.
Puisque Nicholas Cage, contrairement au premier film, joue également le Rider. Et nom de Dieu de bordel à culs, je vous assure que les passages où le Ghost Rider apparaît valent à eux seuls la peine d'aller voir le film.

Il a (et jamais le terme n'a été aussi approprié) une classe
monstrueuse.
Sans doute pas le meilleur film de l'année, ni la meilleure adaptation de comic-book de tous les temps et faubourgs, ni même le meilleur film de Neveldine et Taylor, mais à coup sûr une vraie bonne dose de plaisir nerveux, et une bonne surprise.
Jetez-y donc un œil !
Et à bientôt pour de nouvelles aventures !